29 mai 2016


"J'ai connu la Syrie avant la guerre et je me suis intéressé à notre histoire. Anciennement la Syrie était un pays de grande liberté. On avait des grands penseurs et philosophes et quand tu les lis ça se voit que notre société était plus libre et plus progressiste que maintenant. Car dernièrement dans les décennies avant la guerre, notre liberté s'est dégradée. Le poids des traditions et de la religion est devenu de plus en plus fort. On ne pouvait pas faire tout ce qu'on voulait. Je dirai que je n'aurais pas pu m'épanouir autant si je n'avais pas grandi en partie en occident. Par rapport à ici les gens en Syrie dirait que ça n'a pas de sens toutes ces libertés, qu'il n'y a pas de cadre, que la société va nulle part. Mais en fait en vivant ici on se rend compte qu'il y a des règles aussi, qu'on est pas libre de tout. On est dans un système capitaliste et impérialiste, et on est coincé dans un mode de vie avec de la pub, de la consommation… Tout comme en Syrie, ici aussi il faut prendre son indépendance d'esprit et sortir du cadre. C'est juste que le cadre est plus subtile." (2/3) 

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