"I'm
not a religious person but i remember this one guy I thought he was an angel.
He is a black guy in the US who got wrongly convicted with rape and murder on a
white girl, at the age of 18. He then had to spend something like 15 to 20
years in prison. When he got out, he was so used to not having his free will
that he wouldn't shut the light at night because he didn't have that choice in
prison. I got to meet him at an event I was organizing. He needed someone to
help him do basic stuff like going to a McDonald or taking a cab to the airport
because he was so used to not being able to do stuff by himself. On the morning
he left, one of my coworker asked him if he had spend a great night. He replied
that he had but he couldn't sleep. When she asked why, he said : "It was
the first time I was at a party." There was so many things happening
around him that he couldn't close his eyes. But what makes me say i thought he
was an angel is that when he was 18 he was asked :" Do you believe in
God?" He said "yes". And then he was asked : "what do you
pray for?" And he replied : "I pray for the family of the victim. And
i pray for the police to find the murderer." I was stunned by the fact he
didn't pray for himself, to get out of prison or something, but he was praying
for the others. It seems some people are just born that way, they put others
before themselves."
Ce projet s'inspire du célèbre Humans of New York, il s'agit d'aller à la rencontre des gens qu'on croise dans la ville au travers de la photographie.
29 juin 2016
(1/2) "I'm
from Hungaria. Love made me come to Canada a year and a half ago. I first met
him 22 years ago actually. I've always been a dancer and when I was 15 i went
to Canada for a dance festival. I met him there and somehow we kept in touch...
Using letters. Actual letters, not e-mails, because at the time there wasn't
much of any Internet. And we both did our own lives seperately, he got married,
I got married, we both got divorced, etc. And then one day, he tells me he's
gonna be around Amsterdam, where I was living at the time. And he asked if I
wanted to meet for coffee. And then one thing lead to an other and we got
together, finally. And since then, I live with him here in Montreal."
"Mon frère est le contraire de moi. Il correspond à l'image de l'homme fort, il est musclé, macho, il fait des blagues sur les gai, et il a plein de filles autour de lui. Il aime quand les filles lui résistent et qu'il doit insister pour coucher avec, et il a même une fois refusé de coucher avec une fille car elle s'est ouverte trop rapidement.
Au contraire je suis beaucoup plus ouverte d'esprit, je m'implique dans une association LGBT, je ne cherche pas "un homme fort" dans ma vie, je n'aime pas me faire courir après par un gars, et je préfère dire un oui ou un non clair dès le départ.
Mais dans la famille c'est toujours lui qui a le plus montré ses émotions. Lui il va pleurer quand il est triste, il va se mettre en colère quand il est énervé, etc. Alors que moi j'en suis incapable sur le coup. Quand je devrai pleurer parce qu'il s'est passé quelque chose de difficile ou de triste, je pleure pas. J'ai l'air insensible. Mais ça veut pas dire que je ne vis pas des émotions inconsciemment. Et ça ressort à des moments inattendus. Parfois je peux me mettre à pleurer comme ça pour rien. Et quand on me demande pourquoi je pleure je sais pas quoi répondre. Parce que moi-même je ne le sais pas. C'est comme si ma tristesse ressort d'un coup pour quelques chose de triste qui est arrivé il y a six mois."
27 juin 2016
21 juin 2016
"Aujourd'hui
on est content de ce qu'on a accompli. On a fait quelque chose qu'on voulait
faire depuis longtemps. On est monté sur un train de marchandise. Juste pour
quelques kilomètres. On a toujours rêvé de le faire. On veut profiter de notre
jeunesse et vivre des aventures. On aime s'amuser, monter sur des toits,
explorer des usines abandonné. Mais monter sur un train on l'avait encore
jamais fait. "
20 juin 2016
Le
gars à gauche : "Tu sais quand tu quête de l'argent comme nous, il faut
que tu sois souriant. Sinon les gens te donneront pas d'argent. Il y a des fois
j'ai pas envie de sourire. Parce que il fait froid, j'ai mal quelque part, il
est arrivé de quoi à un ami ou peu importe quoi. Mais je dois sourire pareil.
Même quand je suis vraiment triste ou quand je suis en colère. Si je pleure ou
si je suis fâché, personne me donnera d'argent.
C'est comme une job. Si je fais pas ce qu'il faut j'aurai pas d'argent.
Mais j'aime ce quartier. On finit par connaître beaucoup de gens. Mais c'est
difficile de me trouver une job par ici. Parce que tout le monde m'a vu quêter
ici. Donc personne me prendra. Pour trouver une job il faut que j'aille
vraiment loin, là où personne me connaît. Mais il me faut du cash pour mon
transport. Alors il faut que je quête pour en avoir. Mais si j'arrive habillé
comme un gars de la rue personne voudra me donner une job. Alors il faudrait
que je m'habille bien, que je sois rasé, bien coiffé. Mais avec cette
allure-là, je pourrais plus quêter. Personne me donnera d'argent. Et comment je
fais pour manger, pour mon transport, en attendant d'avoir la job?"
"Je
vais bientôt partir vivre à Tadoussac. Aujourd'hui je suis allé voir mon
amoureux. Il va partir en voyage bientôt. C'est étrange car on a toujours été
des amis et récemment dans qu'on s'en rende compte on est allé plus loin. On
s'est rencontré au cegep. Ça a tout de suite cliqué entre nous et on a passé
beaucoup de temps ensemble dans nos années de cegep. Entre ami. Puis moi j'étais en couple à ce
moment-là. Et puis récemment les choses se sont faites toute seule. Mais lui il
va partir en voyage et moi je pars à Tadoussac. Alors on se laisse libre puis
on verra là où la vie nous emmène. "
19 juin 2016
"Je
suis musicienne depuis longtemps. Je joue de la clarinette. Cette année j'ai
décidé de m'inscrire à l'école en musique. J'ai toujours appris à jouer de la
musique de manière intuitive et c'est la première fois que je l'étudie de
manière carré et intellectuel. C'est dur il y a beaucoup de règles dans le
classique. Mais c'est très intéressant. "
18 juin 2016
"J'étudie en
sciences humaines. Je veux travailler dans l'environnement. Le réchauffement
climatique est un des plus grands challenges qui s'en vient au XXIeme siècle et
j'ai envie de faire partie de ceux qui cherchent des solutions pour lutter contre.
Là je ressors d'un
examen de philosophie. On avait parlé à un moment de la rendre optionnel mais
je trouve que c'est une matière essentielle au contraire. J'ai beaucoup aimé
ça. C'est là qu'on apprend à utiliser des arguments, à comprendre ceux des
autres et à réaliser s'ils sont légitimes ou pas. Je trouve ça super important
de la garder. "
17 juin 2016
" - On va à la même école. On s'est rencontré
dans l'autobus.
- Je suis venu de
France et je connaissais personne. Un jour je l'ai vu dans le bus et comme elle
avait l'air sympa je l'ai abordé. Depuis on est devenu meilleure amies. On fait
des projets ensemble. Là on est en train de créer un court-métrage."
"J'étudie en
technique policière. Souvent les gens sont surpris car je correspond pas à
l'image classique de la police. Je veux être dans la police car je veux être en
contact avec les gens, les rencontrer travailler avec eux. Quand on rentre d'un
shift on peut prendre du temps aller s'asseoir avec des gens, faire du sport
avec eux, les rencontrer. Cet côté social m'intéresse beaucoup.
Ce que j'appréhende
le plus dans le travail de police, c'est l'application de la loi. Car on a un
pouvoir discrétionnaire. Il y a des fois où c'est complètement absurde
d'appliquer la loi et d'autres fois où c'est nécessaire. Puis si tu laisses
passer une infraction une fois mais que tu la laisse pas avec une autre
personne, ça crée des injustices, les gens comprennent pas, ils sont fâchés.
Alors il faut donner des tickets à tout le monde. Parfois les gens sont fâchés
d'avoir eu un ticket mais c'est égoïste. Car c'est pour la collectivité qu'il y
a des lois. Si on donne pas de tickets aux gens qui roulent à plus de 30kmh
dans une zone 30, petit à petit tout le monde va se mettre à rouler plus vite
et alors il risque d'y avoir plus d'accident et c'est tout le monde qui va en
pâtir. "
15 juin 2016
J'aime bien les gens
avec des styles originaux. En fait quand j'étais à l'université, je n'allais
parler qu'aux gens qui avaient des styles différents et alternatifs. Ceux ne
s'habillait pas comme il fallait, ceux qui ne correspondait pas aux critères de
beauté classique. Parce que c'est souvent des gens très intéressants.
14 juin 2016
"Je
suis venu de France pour faire mon master à Montréal. Je trouve qu'ici les gens
sont moins stressé ici. Et plus tolérant face à l'homosexualité. Quand je
disais que je suis gay à des gens en France, ou que je parlais de "ma
copine" ça leur prenait toujours un petit moment pour l'accepter et se
faire à l'idée. Tandis que ici à Montréal c'est assez banal. Je vais parler de
"ma blonde" par exemple puis les gens vont comprendre et l'accepter
immédiatement, sans avoir besoin d'un temps d'adaptation. "
5 juin 2016
"La
musique c'est le moyen d'expression qui me convient le mieux. J'adore en
écouter, j'adore en jouer. Depuis quelques années je commence à jouer dans un
band. On va bientôt jouer dans un concours et c'est stressant un peu car il va
y avoir un jury et on va avoir de la concurrence. Mais si on gagne, on gagne un
voyage pour aller jouer en Allemagne. Alors ça vaut le coup."
4 juin 2016
"Je viens juste de me faire cette
nouvelle couleur. Alors je prends des selfies.
Je suis étudiante en
théâtre. Lors de notre premier cours, on nous a demandé de se présenter en
trois minutes en jouant notre propre rôle. Je n'ai pas parlé, je me suis juste
exprimé par les gestes. J'ai essayé de faire quelque chose à la fois d'artistique
et d'extrême. Parce que c'est ça que je suis. J'aime aller dans les extrêmes.
Je suis le genre de personne qui va décider de quelque chose sur un coup de
tête et le faire. Quand je m'engage dans quelques chose je le fais à fond, du
début à la fin. Et j'ai pas peur de l'inconnu, ni de foncer vers quelque chose
de nouveau."
"Je
ne suis à Montréal que de passage. Je vais travailler dans une ferme bio cet
été à recolter des fruits et des légumes. Puis après ça je vais commencer une
formation en agriculture biologique. Ce qui m'intéresse particulièrement, c'est
la permaculture et les manières durables de cultiver. J'aime vivre au rythme
des saisons. Tu sais, c'est sûr que l'hiver c'est pas facile mais j'arrive à
passer au travers car je me dis qu'après l'hiver il va y avoir le printemps où
je peux renaître et revivre à nouveau. Quand je vis un moment difficile en
hiver, je pense au printemps qui s'en vient et je me sens mieux. "
"Je travaille dans un centre communautaire avec des enfants. Mon rôle c'est de leur faire jouer et faire du sport après l'école, de les faire bouger. J'évite de leur faire faire des sports qu'ils peuvent faire facilement par eux même comme le soccer et j'essaye au contraire de leur présenter des choses nouvelles. Pour moi c'est important de jouer et de se défouler et je veux partager ça avec les enfants."
2 juin 2016
"Je
suis sorti profiter du moment, de la belle lumière dorée de cette fin
d'après-midi. Souvent on ne fait pas attention à ça. Je rentre de la job, je
vais chez moi. Aujourd'hui j'ai décidé de prendre un moment tranquille pour
explorer la ville et le parc, faire des photos de ce que je trouve beau autour
de moi."
Inscription à :
Articles (Atom)